Accueil du site
Accueil / La propriété familiale
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter la taille de la police (grande).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

La propriété familiale

"si nos projets ultérieurs et les circonstances ne nous réunissent pas avant cette époque,
ce que je désire de tout cœur, dans les vertes prairies de Vif."
Jean-François à son frère, Turin, 21 juillet 1825

Fontaine dans la courInscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1994, la propriété comprend une maison bourgeoise, des dépendances agencées autour d'une cour fermière et un parc de 2,5 hectares.

Elle est acquise en 2001 par le Conseil général de l'Isère, avec ses collections et les 60 volumes d’archives qui rassemblent lettres privées et papiers de fonction. S’ajoute en 2007 la bibliothèque des deux frères, riche de plus de 1000 ouvrages regroupant leurs publications et des livres d’histoire, d’archéologie et d’égyptologie.

Une longue histoire...

Portrait de Zoé BerriatSon histoire remonte au XVIIe siècle. En 1710, le manoir, ses bâtiments agricoles et ses terres plantées de vignes sont achetés par la famille Bonnot. La maison se transforme alors une résidence de plaisance. Agrandie, percée de hautes fenêtres garnies de ferronnerie, elle est richement meublée et s’agrémente de nouveaux espaces : orangerie, cour fermière et caves à vin voûtées.

En 1778, Jacques-Etienne Bonnot Duclos, avocat au parlement de Dauphiné et oncle de Mably et Condillac, revend le tout à Pierre Berriat pour 24 000 livres.

Pierre Berriat est un notable grenoblois. En 1807, il transmet le domaine de Vif à l'une de ses filles, Zoé Berriat, à l’occasion de son mariage avec Jacques-Joseph Champollion-Figeac.

A partir de 1807, la propriété devenue un bien Champollion-Figeac, se transmet en ligne directe jusqu'en 2001. La maison avec ses dépendances et le pré, clos par le mur dit du « vingtain », forment un tout, délimité et entretenu comme tel.

Sous les ombrages de Vif

"Ne serait-il pas possible […] de nous donner rendez-vous sous les ombrages de Vif…"

Jean-François à son frère, Turin, 4 août 1824


En raison de sa carrière grenobloise de professeur et de chercheur, Jean-François Champollion passe de nombreux séjours chez son frère. L’égyptologue apprécie les "ombrages de Vif".
Dans sa chambre et son bureau aménagés sous les toits, il consacre de longues heures à l'étude de la civilisation égyptienne et des hiéroglyphes. C’est aussi l’occasion pour lui de voir sa fille Zoraïde, issue de son mariage en 1818 avec Rosine Blanc (fille d’un négociant en gants grenoblois).

 

Bureau 2e étage

Rosine et Zoraïde Champollion

 

 

"Ma petite commère est grasse à lard […].
On prétend qu’elle me ressemble. […]
Je comptais beaucoup travailler à Vif, mais le repos et le calme des champs ont détendu tous mes ressorts."

Jean-François à son frère, Grenoble, 31 mai 1824

 

Un lieu symbolique

Rez-de-chaussée salonCette maison, témoin d’une histoire exceptionnelle, est hautement symbolique du travail des deux hommes. Les descendants de Champollion-Figeac se sont transmis ce patrimoine et ont veillé à sa préservation, depuis son fils Aimé, maire de Vif et conseiller général de l’Isère dans les années 1870.

De nombreux éléments de décor à caractère historique ou anecdotique, les intérieurs meublés, les portraits de familles, les souvenirs personnels… ici tout évoque le souvenir de Jacques-Joseph et Jean-François.

Le projet de rénovation respecte la vocation de ce lieu de mémoire, afin d'accueillir les visiteurs dans l’intimité d'une maison de province au XIXe siècle.

Partager cette page  

Zoom sur...

Nous contacter

Musée Champollion
45 rue Champollion, 38450 Vif
Tel : 04 76 72 45 98
Fax : 04 76 40 99 25
E-mail : musee.mch@cg38.fr