La Maison Champollion, comme beaucoup de demeures cossues dont on faisait valoir les terres, possédait des communs disposés autour d'une cour fermière. Avant d'appartenir aux Berriat, les caves y accueillaient le vin sorti du pressoir du tinaillier. Celui-ci était approvisionné par les vignes cultivées en hautins, c'est à dire accrochées à des arbres fruitiers, pratique courante dans la région.
Zoé Berriat, devenue Mme Champollion-Figeac et maîtresse des lieux, installa dans ces communs sa propre magnanerie. Ce grand volume, qu'on chauffait lorsque c'était nécessaire, était encombré de clayettes où les vers à soie mangeaient sans relâche jusqu'à l'âge de former le précieux cocon. La propriété était alors largement plantée de mûriers fournissant la nourriture. Les mûriers proliférèrent ensuite dans toute la commune comme ils le faisaient déjà en Bas-Dauphiné.