A l'origine s'élevaient ici les modestes bâtiments du prieuré bénédictin de Vif, vendus à la Révolution comme bien nationaux.
La "maison du prieuré" fut aménagée en 1818 pour accueillir la nouvelle "école mutuelle" ardemment promue par Jean-François Champollion, au rebours du clergé et des conservateurs. A Vizille, à Bourg-d'Oisans, à Grenoble s'ouvrirent aussi sous son impulsion des établissements susceptibles d'accueillir beaucoup d'enfants à prix très modique. Celui de Vif, dont la pédagogie était en grande partie l'œuvre de l'égyptologue, fonctionna presque vingt ans avant de succomber aux virulentes querelles politico-religieuses.